R.O.C. 06
15Juin/14Off

Invitation à l’Assemblée Générale du PPLD du dimanche 22 juin à Paris

La prochaine Assemblée Générale du Parti Pour La Décroissance aura lieu le dimanche 22 juin 2014 à Paris de 10h à 17 h à la Veilleuse de Belleville – 26, rue des Envierges, 75020 Paris – Metro Pyrénées, Couronnes ou Belleville (clic)

Ouverte à toutes et tous, l’AG du PPLD est un temps fort de notre mouvement. N’hésitez pas à prendre quelques heures pour venir partager, échanger et réfléchir ensemble aux meilleures alternatives pour colporter les idées de la décroissance.Nous serons heureux de vous accueillir.

L’année 2013-2014 aura été celle du lâcher-prise.
Les membres du PPLD se sont mobilisés sur de nombreuses actions annexes ; parfois nationales, mais plus souvent à l’échelle locale ; parfois au nom du PPLD, mais plus souvent en tant qu’objecteur de croissance simple. Nous nous sommes investis dans les Élections municipales, des ateliers vélo, « Un Projet de Décroissance », les Elections Européennes, des ressourceries, des journaux locaux, notre propre simplicité volontaire, notre propre cohérence.

Toutefois, le PPLD continue d’entretenir ses contacts et initiatives avec d’autres structures proches de l’antiproductivisme et de l’anticapitalisme. Nos communiqués sont régulièrement repris, nous sommes des interlocuteurs coutumiers, et affirmons ainsi notre place.
Cette assemblée générale aura pour objectif d’acter la nature propre du mouvement de la Décroissance, en accordant l’organisation du PPLD avec son fonctionnement en pratique. Le but étant de continuer à promouvoir la décroissance sur les 4 niveaux politiques (projet, alternatives concrètes, simplicité volontaire, visibilité), en restant cohérent avec notre vision du vivre ensemble (respect des rythmes de chacun, lâcher-prise, non-violence).
Une motion allant dans ce sens sera prochainement proposée pas mail aux adhérents, et publié sur notre site web. Cette motion sera discutée et modulée au consensus
.
Toutes les personnes qui souhaitent venir seront les bienvenues
Dans la mesure du possible, merci de nous prévenir à l’avance de votre venue, afin de faciliter l’organisation (repas, documents, forum, …).
La Veilleuse de Belleville est un petit café-resto coopératif qui peut recevoir jusqu’à 30 personnes. Un plat végétarien et un dessert nous serons proposés le midi pour 7 ou 8 €
Voici l’ordre du jour général de l’assemblée générale : l’ordre du jour définitif sera validé sur place
Accueil à 10h00
- Bilan de l’année 2013-14.
- Rapport moral.
- Rapport financier et budget.
- Discussion sur les orientations proposées pour 2014-15 (voir ci-dessous)
- Désignation au consensus du Conseil National .
Pause déjeuner entre 13h et 14h
- Un plat végétarien et un dessert nous serons proposés le midi pour 7 ou 8 €

Discussion sur l’orientation pour 2014-15 : proposition du Conseil National
2013-2014 sera l’année du « lâcher prise »
Depuis plusieurs années, sans jamais réussir à nous décider, nous nous questionnions sur la pertinence à changer le nom de notre structure (voir le compte-rendu de l’AG 2013). Il y a peut-être une raison à nos hésitations : peut-être qu’il faut garder le nom, tout en changeant la structure.
Nous proposons que le fonctionnement du PPLD soit en cohérence avec notre fonctionnement réel. Le PPLD fonctionne comme un collectif, donnons lui la structure d’un collectif. Si le PPLD veut durer, il est temps de nous alléger de toutes les lourdeurs qui nous empêchent d’avancer à nos rythmes respectifs.
Concrètement, il s’agirait de baser le fonctionnement du PPLD, non pas sur des textes rigides, mais sur la confiance, le consensus, le respect et la coopération. Comme pour tout collectif, ses objectifs et ses règles de fonctionnement fluctuent en fonction des arrivées et sorties de membres. Les objectifs se complèteront naturellement avec ceux d’autres collectifs auxquels certains d’entre nous appartiennent (« un projet de Décroissance », « décroissance élections », etc …). Quant au fonctionnement, il faudra bien sûr prévoir des garde-fous, à travers une modération collective intelligente.
- Les objecteurs de croissance intéressés rejoindront le collectif PPLD par cooptation, en fonction d’un esprit de convergence avec celui du PPLD. Le collectif est décisionnaire quant à la vie du PPLD. La liste conseil-national (qu’on pourra renommer) sera l’outil de communication à distance. Régulièrement, la liste sera remise à jour, selon la motivation et l’assiduité des uns et des autres. Le rythme des réunions pourra être maintenu à 4 par an.
- Les sympathisant-es seront des personnes intéressées par des échanges informels, sans spécialement prendre part au fonctionnement et décisions du PPLD. La liste adhérents (qu’on pourra renommer) sera l’outil de communication à distance. Elle pourra se transformer en liste de discussion, afin de permettre aux adhérents d’échanger. Les échanges seront alors modérés par des membres u conseil-national. Tout le monde pourra rejoindre la liste des sympathisants : il n’y aura plus d’adhésion à payer ; une possibilité d’abonnement sera proposé sur le site ; et le conseil-national pourra radier (trouver un terme plus adapté  quiconque ne respectera pas la charte sans préavis.
- Nous garderons la liste lettre qui nous permettra toujours de communiquer en masse. Avec les mêmes méthodes d’abonnement : par volontariat via le site.
Pour assurer la transition, nous proposons :
- De rester une association « loi 1901 », et d’adapter progressivement notre règlement intérieur puis nos statuts à notre fonctionnement.
- De garder une trésorerie le temps de dépenser parcimonieusement l’argent du PPLD. Faisons des dons aux (f)Estives, à Leipzig 2014, à Reporterre, etc … ; remboursons les déplacements des membres du conseil national (AG, CN, NDDL, etc..) ; achetons quelques livres, à faire vivre, à Utopia, au Passager Clandestin, … ; faisons un stock de bagdes et t-shirt ; etc
Il est temps d’adapter la coquille de l’escargot à sa manière d’avancer. Tout en assumant totalement le nom de Parti Pour La Décroissance
Notes :
- Mais quelle idée de créer un Parti pour la Décroissance ? : http://www.partipourladecroissance.net/?page_id=7567
- Relevé de décisions AG : http://www.partipourladecroissance.net/?p=8309


Discussion sur l’orientation pour 2014-15 : propositions individuelles
- Toutes les autres motions sont publiées sur ce lien :http://lite4.framapad.org/p/r.1cf1ca757f4e2cda56377ab67141d5fd
- Les personnes qui souhaitent proposer une orientation alternative peuvent nous l’envoyer par mail. Elle sera considérée par le conseil national, puis éventuellement diffusée sur le framapad et étudiée en AG si son auteur est présent
- Les orientations finales seront décidées au consensus, c’est à dire collectivement après avoir sereinement débattu des projets.
Thèmes
- Des propositions de discussion sont les bienvenues et seront étudiées au sein du CN lors de la préparation de l’AG, puis lors de la définition de l’ordre du jour.
Fin AG à 17h30 et début de la soirée convivialité
Merci de votre attention,
11Sep/13Off

Programme du 3e Forum national de la désobéissance citoyenne

Samedi 26 octobre 2013
ouverture des portes 8 h – 23 h.

70 ans après le programme du Conseil national de la Résistance (CNR), quel Bien Vivre en France ? Écrire de nouveaux jours heureux.

 

 

9h, ouverture par René Balme, Maire de Grigny et Paul Ariès, rédacteur en chef du mensuel les Z’indigné(e)s :

« Ce qui s’invente en Afrique, en Asie, dans les Amériques et en Europe ».

- Interventions animées par Simon Lecomte, éducateur spécialisé

- Animation musicale avec la batucada du Village d’Emmaüs Lescar-Pau.

- Performance artistique inscrite dans le cadre de la Biennale d’Art Contemporain de Lyon.

- Matthieu le Quang, sociologue : « Quel Buen vivir en Amérique du Sud ? ».

- Geneviève Azam, économiste, porte-parole de ATTAC-France : « Quelles notions de richesse et de pauvreté ? ».

- Francine Mestrum, sociologue, coordinatrice Global Social Justice : « Quelles expériences dans les pays du Sud ? ».

 

Débat dans la salle

Aline Rigaud, victime de harcèlement sexuel, : « Harcèlement sexuel : oser désobéir à la loi du silence », retour sur son affaire, annulation de la loi par le Conseil constitutionnel.

Pause déjeuner : buvette gourmande, boissons et repas froid

Didier Magnin, président de Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui : « le programme du CNR ».

Germain Sarhy, responsable du Village Emmaüs Lescar-Pau.

Débat dans la salle

Aurélie Trouvé, animatrice du conseil scientifique d’ATTAC.

Alain Cantarutti, Françoise Ahard, Denis Ladous, Fédération des Centres sociaux.

Yves Rémy, directeur du CIDEFE.

Débat dans la salle

18h, conclusions par René Balme et Paul Ariès.

Pause gourmande, apéritif

19h30 Soirée cabaret animée par le groupe "" Monsieur Timide""

Spectacle : 3 € / dîner-spectacle : 20 € - Réservation obligatoire : Monsieur le Maire - service Protocole - 3 av. Jean Estragnat BP 12 - 69520 GRIGNY - tél. 04 72 49 51 75 - courriel : protocole@mairie-grigny69.fr

Possibilité de camper gratuitement sur place (gymnase)

Village associatif (à ce jour)

Ville de Grigny, Les Z’indigné(e)s, Le Citoyen, ATTAC Rhône, Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, Association végétarienne de France, Résistance à l’agression publicitaire Objecteurs de croissance, etc Surface limitée, réservation obligatoire d’un emplacement : Monsieur le Maire - Cabinet du maire - 3 av. Jean Estragnat BP 12 - 69520 GRIGNY - tél. 04 72 49 52 34 - courriel : cabinetdumaire@mairie-grigny69.f

10Nov/12Off

Rappel ce soir : Lancement du comité de militants 06 en soutien à NDDL

DU BETON EN PLUS, DES BONS LEGUMES EN MOINS !
Solidarité avec les militants contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes et tous les Grands Projets Inutiles

C'est le projet de Vinci (les péages, les parkings payants :c'est eux..) Avec la complicite du gouvernement !
Près de Nantes, ils veulent construire un 2ème aéroport sur 2000 hectares.
Résultat : destructions illégales de maisons, matraquage des habitants qui osent résister, ravages de kilomètres de terres fertiles, maraîchers au chômage.
Tout cela grâce à l'argent du contribuable !
Des gens sans scrupule bafouent les droits de l'homme, au nom de quoi...?
INFORMEZ VOUS !
www.zad.nadir.org

Vinci est aussi dans votre ville à vos frais : parkings, peages, grand stade etc... Assorti du bétonnage de 10 000 hectares sur la plaine du var (...)
(l'une des terres les plus fertiles d'Europe)
Seule solution : RÉAGIR
Comment : en étant plus nombreux à y croire
Aujourd'hui moi, demain toi...?
Pour se rencontrer, s'informer et s'activer RDV :
SAMEDI 10 NOVEMBRE à 18h00

à la boutique associative la FALABRAC FABRIK

3 rue Benoît Bunico, vieux Nice
Arret du tram "cathedrale vieille ville" puis descendre la rue centrale, prendre la premiere a gauche (rue du collet) puis la premiere a droite (rue benoit bunico).

contact : 0650dix7981

*images sur youtube : notre dame des Landes

8Nov/12Off

Conférence gesticulée sur la dette par Jean Ganzhorn

Le Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique des Alpes Maritimes CAC06 et les collectifs locaux (CAC Antibes, CAC Ouest, CAC Nice et CAC Paillon) vous invite à la conférence gesticulée

BOUM, BULLE, CRACK, CRISE ET BADABOUM

Par Jean GANZHORN

Le Jeudi 8 Novembre à 19h30 à la Salle du 8 Mai à Antibes.

Cette conférence d'une forme peu académique démonte le système financier et explique la crise, sans utiliser le vocabulaire des spécialistes, une conférence pour les non initiés.

Jean a gesticulé au festival FESTIFRIC sur les monnaies complémentaires.

Il met en pièces simplement le système capitalisme (monnaie, intérêts, concentration des richesses, bulle, crise actuelle) en restant accessible au plus grand nombre.

La forme prend une importance capitale dans notre société. Le ton, le récit, les outils graphiques (des cartons), l'interactivité avec le public, les anecdotes, la ponctuation de notes d'humour donnent une....forme particulière : la conférence gesticulée.

L'intérêt est de permettre au public d'apprendre dans une ambiance agréable. Cela permet aussi d'intéresser le public sur des sujets complexes et angoissants. Le public est mis à contribution pour expliquer la répartition des revenus, les chaises sont répartis en fonction des revenus, certains en ont beaucoup, d'autres se retrouvent à 3 sur une chaise.

Il s'agit de vulgariser au vrai sens du terme, c'est à dire de simplifier la compréhension tout en allant loin dans le propos par le spectacle. Nous préférons parler d'Éducation Populaire plus que de vulgarisation. Simplifier, signifie enlever les détails, cela nécessite de bien maîtriser son propos et de savoir ce qui est essentiel.

Le choix d'un vocabulaire simple et non spécialisé est l'un des ingrédients majeurs de cette recette. Parfois le vocabulaire de spécialiste peut se révéler indispensable, il est à chaque fois expliqué de manière simple.

Le fond est maîtrisé parfaitement et le conférencier répond à la fin de son intervention aux personnes avides de détails.

Jean GANZHORN est ingénieur en Énergie - Climat, agréé en Bilan Carbone, auteur de nombreux articles sur le sujet et formateur. Professionnel de l'énergie, il a un parcours riche et atypique : scientifique chercheur, formateur, rédacteur de livres, concepteur de site internet, organisateur d'événements d'éducation populaire et de festivals de théâtre, il travaille actuellement dans la maitrise de l'énergie et les énergies renouvelables, tout en gardant sa passion pour le théâtre et l'éducation populaire.

A ne pas rater. Venez nombreux, débattre avec nous.

Adresse de contact : contactcac06@laposte.net

Site : http://audit-citoyen06.org/

Une petite vidéo très célébre d'un très grand discourt sur la dette, qui à déjà 25 ans, sur la même problématique mais dans une autre partit du monde :

6Nov/12Off

Lancement du comité de militants 06 en soutien à NDDL

DU BETON EN PLUS, DES BONS LEGUMES EN MOINS !
Solidarité avec les militants contre l’aéroport de Notre Dame Des Landes et tous les Grands Projets Inutiles

C'est le projet de Vinci (les péages, les parkings payants :c'est eux..) Avec la complicite du gouvernement !
Près de Nantes, ils veulent construire un 2ème aéroport sur 2000 hectares.
Résultat : destructions illégales de maisons, matraquage des habitants qui osent résister, ravages de kilomètres de terres fertiles, maraîchers au chômage.
Tout cela grâce à l'argent du contribuable !
Des gens sans scrupule bafouent les droits de l'homme, au nom de quoi...?
INFORMEZ VOUS !
www.zad.nadir.org

Vinci est aussi dans votre ville à vos frais : parkings, peages, grand stade etc... Assorti du bétonnage de 10 000 hectares sur la plaine du var (...)
(l'une des terres les plus fertiles d'Europe)
Seule solution : RÉAGIR
Comment : en étant plus nombreux à y croire
Aujourd'hui moi, demain toi...?
Pour se rencontrer, s'informer et s'activer RDV :
SAMEDI 10 NOVEMBRE à 18h00

à la boutique associative la FALABRAC FABRIK

3 rue Benoît Bunico, vieux Nice
Arret du tram "cathedrale vieille ville" puis descendre la rue centrale, prendre la premiere a gauche (rue du collet) puis la premiere a droite (rue benoit bunico).

contact : 0650dix7981

*images sur youtube : notre dame des Landes

25Oct/12Off

Interview GLOBAL FRACKDOWN DAY.

Interview du Docteur Pierre Souvet sur la problématique de la santé et les gaz de schiste, au cours de la GLOBAL FRACKDOWN DAY, JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION ET D’INFORMATION CONTRE GAZ ET HUILES DE SCHISTE.
Ce qui est intéressante dans cet interview c'est de voir la position d'expert d'un médecin sur les poluants générés par l'exploitation du Gaz de schiste pour notre avide consommation d'énergie, que sa vision sur l'avenir. Car au bout c'est quand même à nous de décider si nous voulons ou avons besoin de cette énergie, pour les l'objectrices et objecteurs de croissance c'est NON.
Les collectifs du Sud de la France, organisateurs de cette journée, ont réaffirmé leur opposition à toute exploration et exploitation de gaz et huiles de schiste aussi bien au niveau national qu’international. A l’approche de la conférence gouvernementale sur l’environnement, la position du gouvernement apparaît attentiste et laisse la porte ouverte aux foreurs. Se masquant derrière la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, il ne se prononce pas sur l’exploration des gaz et huiles de schiste, ni sur une interdiction de tous les permis.Interview du Docteur Pierre Souvet sur la problématique de la santé et les gaz de schiste, au cours de la GLOBAL FRACKDOWN DAY, JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION ET D’INFORMATION CONTRE GAZ ET HUILES DE SCHISTE.
Les collectifs du Sud de la France, organisateurs de cette journée, ont réaffirmé leur opposition à toute exploration et exploitation de gaz et huiles de schiste aussi bien au niveau national qu’international. A l’approche de la conférence gouvernementale sur l’environnement, la position du gouvernement apparaît attentiste et laisse la porte ouverte aux foreurs. Se masquant derrière la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique, il ne se prononce pas sur l’exploration des gaz et huiles de schiste, ni sur une interdiction de tous les permis.


Santé et Gaz de Schiste – Docteur Pierre Souvet... par Thierry-Le-Roy-84

17Oct/12Off

MARCHE POUR L’EAU ET LA TERRE SAMEDI 20 OCTOBRE 2012 à NICE

Rassemblement "Gandhi International" pour le Grand Quart Sud-Est

Venez nombreux-ses et diffusez dans vos réseaux dans tout le sud-est

pour être hébergé sur place envoyez un mail à cristou@nissa.org

LE SAMEDI 20 OCTOBRE 2012

MARCHE POUR L'EAU ET LA TERRE

CAMINADA PER L'AIGA E LA TERRA

rendez-vous à 14h

devant l'école de la digue des français

Traverse de la digue des français ( proche boulevard Paul Montel )
accès : bus n°9-10-23 arrêt "comté de nice" ou "santoline"

parking Palais Nikaia / Stade Charles Ehrmann / Comissariat boulevard Slama

accès par l'autoroute sortie 51 "saint isidore"

trajet : boulevard Slama / Rond Point Robini / Avenue Sainte Marguerite / St Isidore place du village / Avenue Auguste Vérola / Boulevard des Jardiniers / Rond Point Autoroute / Chemin le long du var / Parking des arboras (Faculté des sports).

Dans le cadre de la Marche organisée par Gandhi International pour l'accès à la terre, qui se traduit par des actions et des événements partout dans le monde en octobre 2012 pour sensibiliser la population et interpeller les décideurs sur l'alarmante appropriation du foncier et la spoliation des paysans du monde entier, un grand rassemblement est organisé dans le Sud-Est de la France sur la plaine du Var à Nice (alpes-maritimes) pour:

-la reconquête des terres fertiles

-la ré-appropriation des ressources en eau

-la défense de nos concitoyens et des générations futures

Cette action est proposée à tous les citoyens d'accords avec la nécessité de, reconquérir les terres fertiles, de se ré-approprier la ressource en eau et de défendre et soutenir nos concitoyens dans cette lutte pour eux, pour nous et pour les générations futurs.

Cette Marche Citoyenne est porteuse d'un message simple : les citoyens doivent décider eux même pour et sur leurs territoires.

Elle est menée en coordination avec l'opération Terra Segurana, dans le soutien aux actions et aux principes.

Les associations sont invitées à être partenaires de cette marche. Il leur est demandé de diffuser dans leur réseau l'annonce de la marche avec ses objectifs tels que rédigés ici et leurs adhérent-e-s / membres sont invité-e-s à y participer en tant que simples citoyens.

La Marche sera suivie d'un grande soirée Festive et Musicale

à la salle des fêtes du Broc (1 place de l'Hôtel de Ville)

avec

Lo Mago d'en Casteu

En Vrac et d'Ailleurs

Grand Con Malade

et

Repas Paysan

à prix libre

avec les légumes de la plaine du var

Renseignements : www.marcheeauetterre.org

Inscription à la marche à inscription_marche@marcheeauetterre.org

POURQUOI LA PLAINE DU VAR ?

L'OIN - Eco-vallée est emblématique des grands projets inutiles et destructeurs pour notre patrimoine terrestre : c'est un projet qui prévoit sur 30 ans l'aménagement de la Plaine du Var sur une surface de 10 000 ha.

La plaine du Var, paradis terrestre méconnu est un lieu qui représente de forts enjeux pour notre avenir à tous.

- Elle renferme une nappe phréatique qui approvisionne en eau potable plusieurs centaines de milliers d'habitants.

- Ce sont les terres les plus fertiles du département qui permettrait d'installer une agriculture productive et de qualité (production locale dans le respect de l'environnement) : la plaine du var fournit trois à quatre récoltes par an

- Au niveau de la biodiversité, c’est une zone très importante, pour de nombreuses espèces d'oiseaux, de plantes, elle est d'une richesse inouïe. Elle a d'ailleurs fait l'objet de classements au niveau européen

Si nous estimons que l’aménagement de la Plaine du Var est une nécessité, nous mettons en doute le projet déclaré, qui amène à exproprier les dernières terres agricoles encore cultivées.

Actuellement personne n'est en mesure de fournir le schéma d'aménagement futur de ces 10 000 ha, les études et prospectives sont faites dans l'opacité totale laissant pour compte les citoyens.

Prenons conscience :

  • de la situation urgente que vivent actuellement les premiers expropriés de la Plaine du Var,
  • de la disparition croissante des terres fertiles en France, (l'équivalent d'un département par an), et partout dans le monde,
  • de la détresse des nombreux agriculteurs qui sont à la recherche de terres pour s'installer : 170 jeunes agriculteurs sont à la recherche de terres !
  • De la pollution irréversible de notre ressource en eau et des rivières souterraines parmi les plus pures en Europe. !
  • De l'endettement irresponsable que quelques notables contractent dans notre dos : 4 milliards et demi d'euros sur 100 ans : ce sont les générations futures qui continuerons à en payer le prix !

Face à la crise en Europe et dans le monde, il devient indispensable de préserver les dernières terres agricoles au risque d’avoir une vrai crise alimentaire dans un des départements les plus peuplé de France.

A l'exemple de l'opération Terra Segurana, qui représente une action concrète de reconquête de nos terres fertiles et que nous soutenons vivement à travers cette action. Nous appelons tous les citoyens, ainsi que les élus de ce territoire, à prendre leurs responsabilités et à se poser la question de l’avenir que nous voulons pour notre département,notre région, pour les générations futures...

Nous vous invitons à cette grande marche citoyenne!!!

Venez nous rejoindre, venez marcher à nos côtés en tant que simple citoyen pour une nourriture produite localement, saine et accessible dans les Alpes Maritimes, venez cultiver vos légumes, soutenir nos concitoyens expropriés, participer au débat sur l'avenir du projet de l’OIN, pour redéfinir ensemble de nouvelles visions afin d'aborder les défis et enjeux du XXIème siècle.

GRANDS PROJETS INUTILES : LES ALTERNATIVES SONT EN MARCHE !

 

contact pour se retrouver sur place : Nadège : 0615907209.

16Oct/12Off

Journée Mondiale du Refus de la Misère – Mercredi 17 Octobre

Les objectrices-teurs de croissance ont conscience que la mairie de Nice à quelques intérêts à laisser les logements vacants, n'étant pas les représentants des SANS voix, droit, ou logement. Entre grosses purges du domaine public (publique pour que son ex mari comprenne) et les destructions de logements dans les quartiers populaires. Le domaine public est revendu aux enchères pour des sommes ridicules sur le marché immobilier des notaires depuis quelques années, des annonces régulières mettent en vente des propriétés de la mairie (notamment d'anciens logements vacant de fonctionnaire dans des résidences en dehors des quartiers populaires). En même temps les quartiers populaires (principalement Ariane et Moulins) se voient détruites sous les babines des riches promoteurs immobiliers.

Madame Estrosi-Sassone nous dit qu'elle respecte le droit à la propriété, et se refuse au droit de réquisition. Nous lui demandons si elle respecte aussi la vie des niçoisEs, car le logement fait parti des besoins fondamentaux pour pouvoir dormir, se reposer, éliminer, maintenir sa température corporelle dans la limite de la normale. Nous rappellerons une phrase de Proudhon : « J’en ferai sortir la preuve irréfragable que la propriété, quand elle serait juste et possible, aurait pour condition nécessaire l’égalité. » et que lorsque celle-ci n'est ni juste, ni possible, et non conditionnée par l'égalité alors  « La propriété, c’est le vol »!

Le ROC06 soutient les sans logement, les précaires du logement et leurs défenseurs dont notamment le DAL06.

A l'occasion de la journée mondiale du refus de la misère le DAL06 se mobilise afin de popularisé la lutte du droit au logement dans le département afin de remédier à ces problèmes, nous comptons sur la présence et l'engagement de chacun.

Rendez vous le mercredi 17 Octobre, à partir de 10h - place du palais de justice

 A l'approche de la trêve hivernale, les expulsions locatives se succèdent sans oublier les expulsions de squats qui se déroulent toute l'année.
Des milliers de logements, HLM ou privés, sont vides dans le 06 (près de 3000 logements vides dans rien que dans le parc HLM d'après la préfecture.) , nos actions ont notamment pour but la réquisitions des logements vides (HLM ou non) afin de lancer cette dynamique qui manque cruellement dans ce département et plus particulièrement dans la ville de Nice.

Comité Droit Au Logement 06

 

Permanences collectives le samedi de 10h à 12h 53, rue Clément Roassal . 06000 Nice mail :  DAL06@droitaulogement.org

 

8Oct/12Off

Paul Ariès sportivation de la vie Ultra Trail du Mont-Blanc Ultra Sieste Aout 2012

Août 2012 Ultra Sieste... Paul Ariès politologue et écrivain, spécialiste de phénomènes comme la malbouffe, les sectes, ou la pédophilie, qu'il lie à la mondialisation, et l'un des intellectuels de référence du courant de la décroissance... Il lance le 14 juillet 2007 un nouveau journal d'analyses politiques vendu en kiosque « Le Sarkophage, contre tous les sarkozysmes5 » qui se donne pour objectif d'analyser l'imaginaire, la théorie et la politique du sarkozysme et de travailler à l'émergence d'une véritable alternative en lui opposant un autre imaginaire, d'autres théories, d'autres politiques.
http://www.tvmountain.com

#1 Paul Ariès sportivation de la vie Ultra Trail... par tvmountain

#2 Paul Ariès sportivation de la vie Ultra Trail... par tvmountain


#3 Paul Ariès sportivation de la vie Ultra Trail... par tvmountain

31Août/12Off

La décroissance, ça se mesure ! Ou comment politiser la simplicité volontaire et socialiser la militance ?

Article rédigé par Boris pour son intervention aux (F)Estives 2012 des OC à Rossignol :

Réflexions sur l’intérêt de mesurer et de quantifier - par un aller-retour entre l’individuel et le sociétal - nos consommations de ressources et nos dépenses.

Postulats
Si
· Nous définissons la décroissance comme la période de transition volontaire et démocratique qui ramènera l’empreinte écologique globale de l’humanité à 1 (décroissance au Nord, croissance au Sud).
· Nous admettons que cela touche tous les aspects de la vie quotidienne et qu’il s’agit donc pour chacun de s’extraire « en marche » des pratiques et de la logique liées au système actuel (capitaliste, productiviste, consumériste).
· Nous admettons que tout système a des « raisons suffisantes »[1] d’être ainsi et que ses contemporains (nous) en sont tissés, même s’ils le rejettent intellectuellement. Et qu’il leur faudra donc se tisser progressivement avec d’autres fils ayant d’autres « raisons suffisantes », c'est-à-dire aussi désirables.
Hypothèses de réflexion
Alors, il peut être utile de
· Montrer, à travers des chiffres reliés à des pratiques, à quoi cela peut correspondre et ressembler, concrètement, dès aujourd’hui. Et montrer quels en sont les plaisirs et les intérêts.
Montrer à qui ? A nous-mêmes en tant que mouvement politique pour renforcer notre action ; aux autres mouvements politiques pour crédibiliser nos propositions ; aux élus en place (en tant que représentants des institutions) pour convaincre des impacts potentiels ; aux personnes (particuliers) avec lesquelles nous échangeons pour les rassurer et les engager au changement ; à soi-même pour avancer dans ses expérimentations.
· Mesurer dans le temps cette descente de la consommation et de la production.

Auto-limitations
Commençons par désamorcer quelques objections prévisibles face à ce type de démarche « quantitative ».

Oui, cela peut être utile mais ce n’est pas fondamental. Une pratique utilitariste de transition sur fond d’anti-utilitarisme (tel que formulé par le MAUSS et Alain Caillé) :
· C'est-à-dire avec la précaution que cela reste un outil périphérique parmi une multiplicité de lignes d’actions. Cette quantification frénétique de nos vies serait en effet tout aussi néfaste que sa marchandisation.
· Donc avec la volonté de garder au centre les motivations intrinsèques de nos actions (sens, sympathie, plaisir, convivialité, goût de bien faire…) plutôt que d’aliénantes motivations extrinsèques (argent, pouvoir, bons points d’utilité sociale ou écologique…).

Oui, la mesure est réductrice, c’est sa fonction même. Elle est partielle, partiale. Elle a vocation à agir sur le monde, pas à le décrire fidèlement. Elle complète donc des objectifs politiques plus larges. Comme cela a été souvent posé dans les débats sur le PIB, les indicateurs choisis reflètent des choix. Nous n’y échappons pas.

Oui, on peut trouver des données qui vont dans tous les sens. La recherche de données qualifiées est un travail ardu et de longue haleine. Je reviens au chapitre suivant sur cette objection pour ce qu’elle signifie en termes de qualité du débat démocratique.

Non, ce n’est pas une course à l’échalote : « je suis plus décroissant que toi, j’ai gagné ! ». Seules 2 comparaisons ont du sens :
· avec une moyenne (ou médiane) nationale ou locale, à un temps T,
· pour une même donnée au cours du temps (mesure longitudinale).

Non, le fait de prouver qu’un certain niveau de décroissance est déjà possible dans le système économique et social qui est le nôtre n’est pas un énième épisode du développement durable ou de la croissance verte qui chercherait à prolonger le « business as usual ». La transition qu’est la décroissance commence sans attendre « les lendemains qui chantent » par une multiplicité d’évolutions pratiques dans des directions radicalement rénovées.

Bonnes raisons
Continuons par voir pourquoi une telle démarche est intéressante.

Parce que nos idées, mises en pratique et chiffrées, peuvent devenir visibles, concrètes, accessibles, convaincantes.
· Si l’on veut saper à la base les caricatures faciles, récurrentes et efficaces : « vous voulez revenir à la bougie et à l’âge des cavernes ».
· Si l’on veut répondre à l’inquiétude légitime : « décroître, oui, mais jusqu’où ? ».
· Si l’on veut bien arrêter de considérer que l’argument moral « c’est mieux » est suffisant et mobilisateur.
· Si l’on veut bien cesser de dénier complètement l’importance des aspects économiques : « combien ça me/nous coûte, combien ça me/nous fait économiser ? ».

Parce qu’un changement n’arrive pas tout seul. Si l’on estime qu’une évolution sociale est mue par 4 moteurs :
· Des changements de représentations, de vision de l’avenir.
· Des expérimentations concrètes, ici et maintenant, qui prouvent d'autres possibles.
· Une lente appropriation par les systèmes culturels et éducatifs.
· Des innovations au niveau des structures et des règles.
Il nous faut construire des outils partagés pour faire bouger et articuler :
· les comportements personnels ;
· les modes de fonctionnement des collectifs et des organisations ;
· les régulations institutionnelles et politiques.
Pour cette transition planifiée démocratiquement, la mesure est à la fois le produit ET le cadre de l’action. La mesure est en effet performative. On évalue les résultats obtenus et cela permet de piloter l’étape suivante. C’est un point d’appui pour agir.

Parce que les éléments et le chemin de cette décroissance sont expérimentaux, il importe de vérifier au fur et à mesure comment tel ou tel paramètre évolue par rapport à la situation de départ.
· Si l’on veut faire ressortir le fait qu’une décroissance de la consommation de ressources peut s’accompagner d’un maintien du niveau d’usage ou de service rendu. Mais ce n’est pas le cas pour tous les usages, tels qu’ils sont pensés aujourd’hui (propriété privée, renouvellement fréquent…).
· Si l’on veut intégrer les externalités et le long terme dans la réflexion par des calculs en coûts globaux (direct / indirect, achat / maintenance, individuel / socialisé).
· Si l’on veut ainsi imposer de nouveaux indicateurs socio-économiques : la soutenabilité, la résilience, la relocalisation, le pouvoir des usagers… et montrer que nos préconisations agissent pour les développer.
· Si l’on veut se prémunir d’un piège : l’effet rebond. L’expérience prouve que toute action de diminution d’une consommation est mise en péril par cet effet pervers (exemple : les réfrigérateurs consomment moins, mais ils sont plus gros et plus nombreux). L’objectif étant bien une décroissance en valeur absolue, des indicateurs doivent débusquer ces améliorations uniquement relatives.

Parce que le processus de construction d’une mesure et cette mesure apportent en eux-mêmes des informations et des questions.
· Sur les rouages de nos propres habitudes et pratiques (« Finalement, ma consommation de ceci n’est pas comme je pensais… »).
· Sur les rouages de notre système (« Finalement, la priorité va d’abord à la diminution de telle consommation qui est la plus importante en volume… »).
· Sur le fonctionnement démocratique et technocratique de notre société : Pourquoi telle donnée n’est pas collectée, pourquoi n’est-elle pas publique, par qui est-elle produite, pourquoi le mode de calcul a-t-il changé ?
Cette connaissance permet de dépasser les déclarations d’intention velléitaires et floues, de se construire un minimum de culture et quelques repères précis sur ces sujets. De même que dans un débat sur la fiscalité, un peu sérieux et honnête, on doit rappeler clairement une simple donnée telle que le revenu médian.

Mise en pratique
Voyons à travers quelques exemples, la démarche qui articule mesures individuelles et données collectives et qui permet :
· De montrer l’effectivité et l’ampleur d’une décroissance possible ici et maintenant. Et ses limites. Donc ses perspectives.
· D’interroger certains choix collectifs (donc politiques) du système actuel, pas toujours apparents pour tous.
· De renforcer et d’orienter l’action militante.

Prenons pour cela un « français moyen » et un « décroissant moyen ». Les données du « français moyen » sont celles que l’on trouve (assez laborieusement) dans les statistiques publiées par l’INSEE ou l’ADEME. Les données du « décroissant moyen » sont issues de mesures personnelles (on parle bien de ce que l’on connaît, comme disait l’autre !) réalisées depuis presque 2 ans.

Nous ne rentrerons pas ici dans le détail des pratiques « décroissantes » qui amènent à ces résultats. Ce n’est pas le propos et elles sont plutôt bien connues. Disons simplement qu’il s’agit bien de choix individuels insérés dans des dynamiques collectives (ne serait-ce qu’en termes de savoirs). C'est-à-dire que sans la volonté d’essayer et de faire, les cadres collectifs de l’action ne se construisent pas. Mais sans collectifs actifs et sans réseau social, dans tous ces domaines de la vie quotidienne, un individu, même très motivé, ne parvient pas à tout mener.

Précisons enfin que le niveau de vie (au sens de l’INSEE) de la « famille décroissante » correspond au niveau de vie médian en France (2008 : 3600 € pour un couple avec 2 enfants). Ca tombe bien pour parler du français moyen !

L’habitat : se chauffer, se laver, cuisiner, s'éclairer et faire fonctionner les appareils.

« Français moyen »                                                           « Décroissant moyen »
9 000 kWh Energie Finale / an / habitant                       3 080 kWh Energie Finale / an / habitant
Soit 1400 € / an / foyer                                                     Soit 600 € / an / foyer
Chauffage (bois bûches) + électricité (Enercoop)
Soit 10 fois moins d’émissions de CO2 que la moyenne

A niveau de confort thermique égal, voire supérieur compte tenu de la température des murs.

Au-delà de cette comparaison pour un même usage, on peut mettre en rapport ces 9 000 kWh / habitant pour l’habitat avec d’autres « chantiers de la transition énergétique » :
· Eclairage public : 91 kWh / habitant
· Tertiaire (commerce, bureaux, enseignement, santé, sport) : 3 650 kWh / habitant
S’il faut tout mener de front pour arriver à une décroissance énergétique significative, du point de vue des gisements d’économies, on peut conclure que la question du logement est une priorité.

Par ailleurs, c’est dans ce domaine que les effets rebonds ont été les plus nombreux ces 50 dernières années :
· Si les ménages habitaient en 2006 dans les mêmes logements que 20 ans auparavant (en termes de surface et d'éloignement des centres-villes) leur consommation d'énergie serait 10 % plus faible.
· En 2010, un Français achète environ 6 fois plus d'équipements électriques et électroniques que 20 ans auparavant.

L’eau domestique : se laver, entretenir

« Français moyen »                       « Décroissant moyen »
48 m3 / an / habitant                   35 m3 / an / habitant

Rappelons que pour l’eau chaude, une économie d’eau est aussi une économie d’énergie.

Mettons à nouveau cette consommation domestique en rapport avec d’autres usages de l’eau :
· Agriculture (sur le territoire français) : 822 m3 / an / habitant
· Agriculture (importations) : 730 m3 / an / habitant
· Industrie (sur le territoire français) : 71 m3 / an / habitant
· Industrie (importations) : 115 m3 / an / habitant
Par rapport aux – nécessaires – économies d’eau liées au logement, on voit ici l’impact énorme que peut avoir le mode et les circuits d’alimentation (32 fois plus d’eau consommée dans l’agriculture que dans l’habitat), notamment la consommation de viande, via les cultures fourragères.

L’assainissement

« Français moyen »                                                                                     « Décroissant moyen » *
Boues d’épuration (déchet assez problématique                            2 m3 de compost / an
car non assimilable directement par les plantes)

Pollution des eaux de surface                                                                 Rétablissement des cycles de la matière organique, base de la fertilité des sols
Appauvrissement des sols

20% de la consommation d’eau économisée

* Avec des toilettes sèches et un système de phytoépuration.

Quel est le coût que nous consacrons collectivement au TOUT à l’égout (c'est-à-dire à la gestion de l’eau des toilettes, principale source de polluants biologiques) ?
Réseau + systèmes d’épuration + pollutions diverses (source ADEME) :
· Investissement : 750 € / habitant / an
· Fonctionnement : 15 € / habitant / an
Un débat concernant cette dépense collective a-t-il été mené ? Des alternatives, possibles pour un certain nombre de logements ont-elles été discutées ? Sachant que l’assainissement est la plus grande source de profit pour les entreprises de l’eau…

Les déchets ménagers

« Français moyen »                                                                             « Décroissant moyen »
532 kg / an / personne                                                                       52 kg / an / personne
Dont 311 kg d’Ordures Ménagères Résiduelles                        Dont 8,3 kg d’Ordures Ménagères Résiduelles

Soulignons qu’on atteint ici un facteur 10 (c'est-à-dire une baisse de 90%). Pour information, les objectifs du Grenelle sont une diminution de 7% sur 5 ans à partir de 2008…
Notre hypothèse est que le paramètre principal est le mode d’alimentation : du frais, du local, pas de manière accessoire, toute l’année, donc très peu d’emballages (ou des contenants réutilisables tels quels). Une quantité importante de déchets compostables (dont de la nourriture) doit également se retrouver dans ces ordures résiduelles du « français moyen ».

Quand on sait que la part des impôts fonciers qui revient aux communes pour leur budget est la même que celle consacrée à la gestion des déchets… Un débat concernant cette dépense collective a-t-il été mené ?
Signalons par ailleurs, que l’ensemble des déchets (ménagers et non ménagers) produits en France est de 10 000 kg / habitant. Comme pour l’eau, le non domestique est prépondérant (même si il concerne bien, in fine, des produits consommés par tout un chacun).

L’alimentation

« Français moyen »                « Décroissant moyen »
5 900 € / foyer                         8 700 € / foyer *

* Sans manger plus, bien sûr.

Il semble bien que cela coûte plus cher de manger bio et local, même en circuits courts… Et alors ? Rappelons la part de budget toujours plus faible consacrée par les ménages à leur alimentation (de 25% en 1970 à 15% aujourd’hui). Peut être peut-on débattre de qualité des produits et de juste rémunération du travail d’autrui ?

Les émissions de CO2
Cet indicateur présente l’intérêt d’agréger différents types d’usages.

« Français moyen »            « Décroissant moyen »
20 tonnes eq CO2                10 tonnes eq CO2 *

Habitat + alimentation + équipements + transport
* Résultat issu du croisement de plusieurs sources de calcul

Le « décroissant moyen » atteint donc ici un facteur 2. Le détail de la structure des postes d’émission de CO2, montre clairement que pour cette famille en milieu rural, l’objectif est de diviser par 2 ses déplacements en voiture pour atteindre le facteur 4 en émissions de CO2. Comment ? Individuellement, cela passe par une optimisation des déplacements, du co-voiturage, éventuellement une diminution du temps de travail ou du télé-travail. Collectivement, cela passe par une revendication de moyens de transport en commun et la relocalisation d’activités et de services.

Références d’outils d’aide à la mesure
Pour le suivi dans le temps des différentes consommations d’un foyer :
· www.ecolometre.com

Pour réaliser un bilan carbone :
· www.leclimatentrenosmains.org
· www.coachcarbone.org
· www.ecolometre.com

Epilogue
Ces considérations pourraient paraître assez banales dans d’autres contextes.

En fait, elles s’adressent d’abord aux « décroissants » et « objecteurs de croissance », eux-mêmes :
· Aux tenants de la simplicité volontaire, pour dire que l’on peut relier des pratiques individuelles à des données et des enjeux collectifs. Et ainsi refaire de la politique.
· Aux tenants de la politique programmatique, pour dire que l’on peut s’appliquer, tester et expérimenter une idée, en situation, ici et maintenant. Et ainsi faire de la politique autrement. Et ainsi être accessibles, par le partage et la coopération, à nos voisins de palier.
· A tous, pour dire que cet exercice (des expérimentations + une réflexion partagée sur leurs enjeux politiques) démontre notre capacité à nous réapproprier nos usages et leur gestion, avec une autre légitimité que celle de l’élu ou du technicien. Et ainsi exercer le pouvoir sans le prendre[2].

A un moment où nous avons, en tant que mouvement social et politique, besoin de renforcer nos propositions, de nous outiller pour porter plus efficacement nos idées et pratiques auprès des élus et des citoyens.

Elles sont une piste pour répondre à la question de plus en plus fréquente et légitime : « la décroissance, d’accord, mais comment ? »

C’est, en tout cas, mon expérience.

Si nous ne souhaitons pas donner à priori une définition pour tous du bien-vivre dans la décroissance, nous avançons un cadre méthodologique : c’est sur la base d’idées multiples en expérimentations multiples ET par un aller-retour
· entre des pratiques individuelles / collectives et des régulations institutionnelles ;
· entre des changements du côté des consommateurs (demandes / usages) et des changements du côté des producteurs (offres / innovations, principalement sociales) ;
que se construit et se construira à grande échelle cette transition. Son contexte de développement (!) est la relocalisation des activités et des niveaux de décision, c’est à dire la réappropriation de nos usages, y compris de la démocratie.

C’est « de surcroît »[3] que nous sommes anti-capitalistes, anti-productivistes et anti-consuméristes. Nous sommes d’abord des chercheurs de modes de vie différents. Avant de mettre des « grands » mots sur les problèmes et les pistes de solutions, nous nous sommes posés une question : « est-ce ainsi que nous voulons vivre ? »[4]. C’est cette interrogation radicale et anthropologique que nous voulons partager.

Boris Prat, poly-citoyen, militant-chercheur
(du Mouvement des Objecteurs de Croissance, le MOC).
www.les-oc.info
Août 2012

[1] Leibniz
[2] Foucault
[3] Miguel Benasayag, Du contre-pouvoir, 2008
[4] Elodie Vieille-Blanchard, Notre décroissance n’est pas de droite, 2012