Non au traité européen et sa règle d’or !

Après le 30 septembre et le 8 octobre à Paris, on continue partout en France !
Non au traité européen et sa règle d'or !
Non aux politique d'austérité !
Oui à une Europe sociale, écologique et démocratique !
A l'initiative du CAC06
Vendredi 26 octobre
Manifestation à Nice Place Garibaldi
à partir de 18h00
et
réunion publique à Nice
Salle de la FSGT, 27 rue Smolett
à 19 h
Signataires sur le plan départemental: Les Alternatifs - Le collectif 06 pour un audit citoyen de la dette (CAC06) - Le Comité pour une Nouvelle Résistance (CNR) - FASE - Fédération des Alpes Maritimes du M’PEP - ATTAC 06 - La Gauche Anticapitaliste - La Gauche Unitaire - Le Front de Gauche - Le PCF – Utopia06 - Parti de gauche 06 - CGTéduc’action 06 - Sud Éducation 06 - SOLIDAIRES 06 - LDH (Section de Cannes-Grasse) – NPA06 – FSU 06 – EELV Nice-Centre - Des Citoyen-n-es
site http://www.audit-citoyen06.orgÂ
contact : cac06@audit-citoyen.org
Pourquoi suis-je décroissant ?
Paru sur http://confluences.ouvaton.org par de Michel Lepesant,
[Des bouts de mails qui répondent explicitement à la question]
Les décroissants veulent-ils changer le monde ?

Etre décroissant : la croissance n’est pas une solution mais un problème.
Et pourtant nous voyons les choses du « point de vue des dominés » = nous sommes de gauche
et même socialistes : du socialisme utopique (mais pour nous, une utopie n’est pas un « but » mais un « dé-but »).
nous sommes de la gauche anti-productiviste : parce qu’une croissance infinie dans un monde fini est une mystification économique et écologique : le travail n’est pas non plus pour nous une solution (au chômage) (nous savons très bien que dans le monde de la croissance, le chômage n’est pas un problème, il est juste une solution).
(et comme il n’y a pas de production sans consommation) : nous sommes aussi des anti-consuméristes (la société de consommation est absurde : une croissance infinie dans un monde fini est absurde).
c’est donc le « monde de la croissance » que nous rejetons (et pas seulement la « croissance »).
et comme nous rêvons d’un monde écologiquement responsable, socialement juste, démocratique, nous le commençons « sans attendre ».
dans nos expérimentations sociales et écologiques minoritaires (des « luttes pour et avec » au lieu de risquer de s’enfermer dans les seules « luttes contres » – des formes classiques de la résistance à la désobéissance).
et si nous commençons ainsi sans attendre c’est parce que nous sommes « sans illusion » sur la prise préalable du pouvoir comme condition pour changer le monde.
Qui sont nos « adversaires » ?
En tant qu’organisation politique groupusculaire qui passe son temps à se définir en se différenciant, nos « adversaires » sont donc (du plus éloigné au plus proche ) :
la droite (parce qu’ils ont le point de vue des dominants) : la décroissance, c’est la décroissance des inégalités (donc, cf. Gadrey, OK pour la croissance des plus appauvris).
la gauche productiviste (parce qu’ils n’ont rien compris à la contrainte écologique) : la décroissance, c’est la décroissance de la valeur-travail (donc, OK pour un revenu inconditionnel couplé à un RMA).
les écologistes d’accompagnement (parce qu’ils croient à la prise préalable du pouvoir) : la décroissance, c’est la décroissance du pouvoir (donc OK pour mandat unique, non-renouvelable, tirage au sort, bilan d’étapes… + services publics re-territorialisés par des régies territoriales de l’eau, de l’éducation, de l’énergie, des transports…).
les décroissants de la simplicité volontaire (parce qu’ils ne sont que la variante baba-coolisée de l’individualisme généralisé) : la décroissance, c’est la décroissance de la dépolitisation.
Peut-on faire une différence nette entre objecteur de croissance (OC) et décroissant ?
l’objecteur de croissance veut arrêter le train de la croissance : il objecte à la poursuite de la croissance
le décroissant (l’image vient de Serge Latouche) s’aperçoit que cela fait bien longtemps que le train est sur la mauvaise voie et que la question n’est pas d’arrêter le train mais bien de le faire revenir à l’aiguillage : toute la difficulté politique, c’est que ce « revenir » ne doit pas être pensé comme un « retour » mais bien comme un « à -venir » : revenir à un seuil ne veut pas dire revenir au monde tel qu’il a existé à ce seuil.
l’aiguillage, c’était le moment où le monde dépasse l’empreinte écologique soutenable (un peu au-dessus de 1 ; ce qui s’est fait autour des années 70)
Cela fait donc 40 ans que nous avons dépassé le point où il suffirait d’objecter à la croissance
Aujourd’hui, le décroissant veut revenir à une empreinte écologique soutenable, il va donc falloir revenir à un seuil soutenable (grosso modo passer d’une empreinte aujourd’hui de plus de 4 pour les pays « enrichis » à une empreinte le plus près possible de 1 ;pour les autres pays, les pays « appauvris », ils pourront encore continuer de croître pour nous rejoindre).
Pour faire vite, on peut parler de « point » d’équilibre mais en réalité il devra s’agir d’un « espace » d’équilibre : c’est évidemment l’espace écologique (le plancher de l’espace écologique répond à la question sociale et le plafond répond à la question écologique : entre les deux, il y a toutes nos réponses à la question « humaine » du sens même de notre présence sur terre ; le tout est discuté démocratiquement = l’espace écologique est un espace de discussions, un « terrain d’entente »).
Le « Sud global » pourrait emprunter un « tunnel de croissance » : 1/ histoire de ne pas répéter notre histoire à nous de croissance 2/ histoire surtout qu’au moment où nous devons défendre une vision buissonnante de notre futur, il s’agit bien évidemment de ne pas continuer à présenter le Nord global comme le modèle à suivre : « à chacun son buisson » d’expérimentations.
Nous, nous devons décroître et eux ils peuvent continuer à croître (Jean Gadrey dans son dernier livre prouve que la croissance jusqu’à un certain point est bénéfique ; nous les « enrichis » cela fait bien longtemps que nous avons atteint ce « point » et que nous l’avons dépassé : alors il va nous falloir dé-croître, dé-produire, dé-consommer.
Bref, si nous vivions en 1970, nous devrions être des OC mais cela fait 40 ans que nous dépassons les limites, les seuils de soutenabilité : il va donc falloir y revenir. La « décroissance », c’est ce retour à la soutenabilité mais un retour politiquement assumé et volontaire et surtout dans un esprit de justice et d’égalité (sinon, un retour sans combattre les inégalités, c’est la « récession » et cela nous n’en voulons pas).
Je ne suis donc pas du tout d’accord avec la distinction de Paul Ariès : pour lui, le décroissant est un « baba cool austère et rigoriste » ; je ne crois pas que cette « catégorisation » soit politiquement pertinente.
Pour moi, c’est l’OC qui est moins cohérent que le décroissant : car si on se contente d’objecter aujourd’hui à la croissance, on maintient les inégalités et les indécences. Car il serait irresponsable de croire que le monde tout entier pourrait vivre comme nous vivons ; pour cela, il faudrait 4 planètes pour l’Humanité ; or, il n’y en a qu’une : la même pour tous. Il va donc bien falloir reculer le train(-train) de notre mode de vie et cette période de transition (revenir d’une empreinte 4 à une empreinte proche de 1); si elle est volontaire, c’est la décroissance.
Exposer et discuter de la décroissance
Exposer :
les raisons de l’objection de croissance (empreinte écologique d’une minorité d’enrichis aux dépens d’une majorité d’appauvris)
la nécessité d’une transition pour passer de notre société de croissance à une société d’a-croissance : si cette transition est volontaire, elle est la « décroissance »
cette décroissance est bien une diminution du PIB (et donc de l’empreinte écologique), elle est donc bien le contraire de la croissance économique et elle signifie bien une diminution du niveau de vie, du pouvoir d’achat, etc.
Cette décroissance est bien la dé-croissance des enrichis (revenir à une empreinte écologique de 1 et un PIB/habitant des années 1970)
Pour les « appauvris » : OK pour une croissance économique (les travaux de Gadrey calculent parfaitement le seuil jusqu’où monter)
Les deux courbes – celle descendante des enrichis et celle ascendante des appauvris – dessinent ainsi une historicité et une internationalisation de nos propositions (je me suis appuyé sur la notion de « dette écologique »).
Mettre en avant dans une discussion
la nécessité d’avoir une approche systémique et non systématique : le monde d’aujourd’hui est faux, laid et absurde ; nous rêvons de sens et de beauté…
la facilité que la relocalisation permet dans la compréhension et donc la maîtrise de nos vies
l’impossibilité de savoir à l’avance le monde idéal et la nécessité d’une vision contingente et buissonnante de l’avenir
la nécessité d’expérimenter : parce que nos alternatives concrètes prouvent que d’autres mondes sont possibles
la peur de rester enfermés dans le « quant-à -soi » et les « communautés terribles » et pour cela il faut « ouvrir » nos « utopistes » : 1/ au travail du projet (oui, oui, faire de la « théorie ») et 2/ à la présence aux élections (confrontation avec les électeurs et avec les autres organisations politiques)
la nécessité de ne pas se cantonner à des revendications de rupture mais de faire aussi des propositions de transition,par exemple :
gratuité des 1ers m3 d’eau, de la santé, des énergies de base, du logement…
plutôt que de demander immédiatement un revenu inconditionnel, passer par la revendication d’une retraite de montant unique
plutôt que de demander immédiatement la suppression de la voiture, imposer une garantie « pièces et main-d’oeuvre » de 15 ans…
articuler notre demande d’une décision immédiate de sortie la plus rapide possible des nucléaires avec une transition énergétique, avec une maîtrise relocalisée des énergies (celle qui pose d’abord la question des besoins de consommation)..
demander un revenu maximum acceptable…
toutes ces propositions devraient être systématiquement mises en avant dans nos « visibilités » politiques = des mesures programmatiques…
« Le capitalisme vert » vilipendé avant le sommet Rio 20
Paru sur : http://www.francetv.fr/info/l-economie-verte-pointee-du-doigt-avant-le-sommet-rio-20_109413.html
Energie bleue, politique bleue, et peur bleue!
Bleu tout est bleu.
La ville de  Nice communiquée dernièrement dans un article intitulé "Nouvelles solutions de gestion de l’énergie bleue et utilisation du voilier Zéro CO2", l'énergie bleue (encore faut-il savoir ce que c'est?) qu'elle soit Marine avec le FN ou l'UMP, elle subit inévitablement la 3ième loi  de la thermodynamique.  Effectivement Marine Le Pen et Christian Estrosi croient tous deux en l'énergie "Bleue" qu'ils pensent être l'hydrogène alors que dans le langage courant l'énergie bleu est la fusion nucléaire. Passons sur ce détail de langage à moins qu'il soit vilement utilisé.
Production d'Hydrogène
L'hydrogène que nous trouvons partout dans l'univers, partout sur notre planète, ne se trouve nul part sur terre à l'état de dihydrogène directement exploitable. Aujourd'hui pour sa production nous consommons du Gaz (Méthane), avec un rendement de 80%. Nous perdons donc 20% de méthane pour produire de l'hydrogène, CH4 + H2O → CO + 3 H2 nous obtenons une quantité substantiel de monoxyde de carbone : CO. Qu'on associe avec de l'eau : CO + H2O → CO2 + H2. Résultat CH4+2H20 → CO2 + 4 H2 , une perte d'énergie pour que la réaction se produise, on se demande pourquoi pas utilisé directement le méthane? Donc pour avoir un port propre, nonobstant que le CO2 n'as jamais polluer les ports hormis en acidifiant l'eau, nous avons un bateau qui ne produit pas de CO2 dans le port mais à la fabrique d'hydrogène. Comme on dit loin des yeux, loin du cœur.
L'autre solution est l'électrolyse de l'eau par l'électricité, avec un mauvais rendement et de toute façon une production électrique polluante et basé sur les énergie de stock (charbon, pétrole, gaz, uranium).
Platine attention danger.Â
Hormis cela, nous ne somme pas en présence d'un moteur à hydrogène, mais d'une pile à combustible alimentant un moteur électrique. Hors la production d'une pile à hydrogène  nécessite un catalyseur : le platine. Sa production et son utilisation à des effets destructeurs à cause des platinoïdes. Quand il est pur et massif, le platine ne pose à priori aucun problème de santé environnementale. Mais depuis qu'il est abondamment utilisé comme catalyseur, on commence à le trouver dans tous les compartiments de l'environnement et notamment dans l'air urbain. Sous certaines formes, le platine est un puissant toxique (il détruit l'ADN en empêchant la double hélice de se dérouler), ce pourquoi il est utilisé pour traiter certains cancers (chimiothérapie) en bloquant le processus de division rapide normal de certaines cellules (dont celles qui font pousser les cheveux, d'où une chute des cheveux lors de certaines chimiothérapies). Nos pots catalytiques qui devait nous apporter une air si pur, tout compte fait amènent un nouveau problème environnemental, et a fortiori demain dans sa généralisation dans les pile combustible. En Italie, dans le sol de Naples et d'une zone périphérique de 120 km2, les taux de platine et de palladium (dosés dans 195 échantillons) variaient de moins de 2 μg/kg à 52 μg/kg pour le platine et de moins de 10 μg/kg à 110 μg/kg pour le palladium. Or, les teneurs sont considérées comme anormales au dessus de 6,2 μg/kg de platine et de 17,2 μg/kg de palladium.
Pas une solution mais une fuite en avant.
Nous ne sommes pas en présence d'une solution, où d'une réponse, mais belle est bien d'une fuite en avant. En faisant croire que un bateau présentant un avantage écologique somme toute très contestable, nous nous mettons à rêver d'un future impossible car non généralisable. Ce bateau au prix incommensurable ne sera sans doute jamais produit pour équipé nos ports. C'est un objet marketing vert (ou bleu) servant de greenwashing au CEA et de Bluewashing à l'UMP. Tous comme sont les objets marketing des vélos bleu dépensant autant d'énergie que les voitures bleu à cause des panneaux publicitaires de JCDecaux, où que les voitures bleues à énergie uranium et pollution déportée à Tricastin. La solution est dans la sobriété et la décroissance, nous ne pouvons pas continuer à fermer les yeux.
Journée pour la liberté de l’élevage, et la biodiversité
Vendredi 18 mai à Reillanne : journée pour la liberté de l’élevage, et la biodiversité
http://contrelepucage.free.fr/spip.php?article29
http://eleveurssolidairespaca.blogspot.fr/
9H30 / 12H30 STANDS DISCUSSIONS
Bourse aux graines avec "Kokopelli" et "Longo Maï"
Discussion avec le collectif 04 contre le Livret Personnel de Compétences
Le collectif pour la liberté de l'élevage (présentation, actualité...)
Terre de lien (foncière pour la préservation des terres agricoles.)
11H DEBAT OUVERT et PLATEAU RADIO
Par radio zinzine et les intervenants présents
11H30 LE BAR BALLADEUR
Spectacle proposé à l'heure de l'apéro par la Cie TOUT SAMBA'L
tout public / Gratuit
12h30 REPAS PAYSAN
en soutient aux éleveurs
prix libre

14H30 PROJECTION en avant première du film " MOUTON 2.0 - la puce a l'oreille"
Film d'Antoine Costa et Florian Pourchi / Synaps production / 78 minutes / Au chapeau
Depuis peu une nouvelle obligation oblige les éleveurs ovins et caprins à puçer électroniquement leurs bêtes. Derrière la puce RFID, ses ordinateurs et ses machines il y a tout un monde qui se meurt, celui de la paysannerie.
site du film : http://www.mouton-lefilm.fr/Â
21H CONCERT : IOANES TRIO + CABADZI
Ioanes trio et Cabadzi soutiennent la cause en musique pour clôturer cette journée.
De Nice à Lyon, non aux stades, aéroports et TGV, sur les terres fertiles!
Qu'ont à voir Nice, Notre Dame des Landes, Lyon, la Vallée de la Suse...., ??? La bétonisation des terres fertiles, triste ressemblance.
A Nice, le projet fou de bétonisation de la plaine du Var réalisé dans le cadre de l'OIN (Opération d'Interret National), par la construction en cours d'un grand stade, au mépris de la démocratie et de la consultation des citoyenNEs, fait marché sur la tête l'aménagement du territoire. La plaine du Var, l'une des dernières terres fertiles, source nourricière de la ville de Nice, est sacrifié au tarif d'un grand stade et d'un complexe immobilier inutile. Ce stade ne répondra certainement pas à l'alimentation des niçois et nicoises dans les décennies futures, et cette erreur coutera très cher à nos enfants.
A Notre Dames des Landes, toujours dans le plus grand mépris de l'agriculture, de la démocratie, et des citoyenNes c'est la construction d'un aéroport qui est question, rien que ca. Un projet dénuer de sens qui ne répond ni aux attentes, ni aux défis à venir qui vont se poser dans les années à venir avec la fin du pétrole (et de l'ensemble des énergies de stock).
Entre Lyon et Turin c'est la construction d'une ligne de TGV (TAV), qui traversera la Chartreuse, les Alpes Francaises, la vallée de la Suse, etc. La population est horrifiés et du coté italien une lutte sans merci y a lieu.
Mais l'histoire se répète et se ressemble, et les productivistes bétonisateurs, veulent en découdre avec les dernières terres nourricière qui entoure les villes. L'Olympique Lyonnais et la mairie de Lyon ont décidé d'implanter un nouveau grand stade "business centre" au milieu des dernières terres cultivables de l'agglomération. Rencontre avec les paysans expropriés et le campement de résistance qui les soutient.
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Le Réseau Objection de Croissance apporte plus que leur soutient, ils se battront, dénonceront, et empêcherons ce massacre organisé.
Plusieurs associations et collectif de lutte se sont organisés :
A Nice :
http://ensembleplaineduvar.free.frÂ
http://collectif-oin-plaineduvar.over-blog.com/
A Notre Dame des Landes :
A Lyon :
http://carton-rouge-decines.fr/
NOTAV ligne à grande vitesse Lyon-Turin :
http://www.notav.eu/
 Un grand stade, des paysans et des hippies... 28 minutes
Les pieds sur terre (France Culture)
Reportage : Olivier Minot Réalisation : Emmanuel Geoffroy
La liberté, c’est choisir son mode de vie

Depuis longtemps, nous avions décidé de vivre en yourte dans la nature pour offrir à nos enfants une vie plus saine.
Le 1er février 2010, nous nous sommes installés à Lagnes sur des terres privées dont nous sommes usufruitiers par bail agricole.
Nous sommes éleveurs enregistrés à la MSA et futurs agriculteurs. Nous produisons nous-même une grande partie de notre alimentation, notre électricité, utilisons l’eau du puits, des toilettes sèches et retraitons nos eaux grises par phyto-épuration, le tout dans un souci constant de l’écologie.
La législation étant confuse en matière d’habitat démontable, nous avons du nous contenter de l’accord verbal du Maire pour légitimer notre « ferme éco-nomade ».
Cependant, dès le 17 février 2010, nous avons fait l’objet de poursuites administratives de la part de la Mairie, puis de la DDT et enfin, du Parquet qui nous a intenté un procès en correctionnelle, le lundi 29 août 2011 à 14 heures au T.G.I d’Avignon, pour non-respect du permis de construire et du Plan d’Occupation des Sols. Hors, une yourte n’est pas une construction mais bel et bien une tente.
Nous avons GAGNE le procès en première instance et sans ambiguïté aux vues des conclusions du Juge , mais le Procureur a fait appel et nous a convoqué le vendredi 9 mars 2012 à 8 heurs 30 à la Cour d’Appel de Nîmes.
Et le 13 avril 2012, à notre grande surprise, le jugement a été diamétralement opposé. Non seulement nous avons été jugés coupables (ils estiment donc qu’une yourte est une construction ???) mais, en plus, nous devons payer une amende de 1000 euros et vider les lieux dans les trois mois sous astreintes.
De part la logique et le bon sens, notre installation est légitime : nous trouvons une solution à la précarité de l’habitat, devenu rare et cher, ainsi qu’à la catastrophe écologique liée à l’exploitation industrielle de la planète. Nous réhabilitons des terres abandonnées, envahies par la pinède, et donc dangereuses. Nous participons au retour à une économie locale et équitable.
Les installations comme la notre sont, pour l’instant, montrées du doigt et subissent des persécutions administratives. Pourtant, nous sommes persuadés, comme beaucoup de gens aujourd’hui, que cela représente des solutions viables, écologiques, économiques et durables pour l’humanité.
Nous avons le devoir de laisser une Terre propre à nos enfants !
Nous tenons à partager notre sentiment d'injustice par rapport à la décision qu'a pris cette « Juge » de la Cour d'Appel de Nîmes.
Décréter, non seulement, qu'une yourte est une construction fixe, alors que depuis 5000 ans les Mongols démontent et remontent leurs yourtes plusieurs fois par an, que nous-même les démontons et les déplaçons régulièrement.
Mais décréter aussi que notre famille est à ce point coupable et dangereuse pour autrui, pour la société, que nous devons payer une amende de 1000 euros, dans le mois à venir (en fait AVANT LE 13 MAI 2012) alors que cette « Juge » sait très bien que nous vivons de la vente des produits de la ferme et que cette somme, nous ne l'avons pas, ce qui nous met en danger, soit de payer des majorités de retard, soit de nous endetter auprès de nos proches.
Et enfin, nous donner 3 mois pour vider les lieux, donc avant le 18 JUILLET 2012, nous devons avoir trouvé un terrain, déplacé les yourtes, les animaux (donc préparer l'accueil des chèvres et des volailles), et tout le matériel nécessaire au fonctionnement d'une ferme. Donc nous pouvons faire une croix sur la production de la saison (la plus grosse de l’année) à peine aurons-nous le temps de nous réinstaller avant l'hiver.
Mais nous comprenons bien que le but de ces décisions pour le moins dénuées d'humanité, n'est pas que nous nous réinstallions en yourte, car, c'est sur un terrain constructible que nous sommes sensés nous réinstaller ?
Sans parler du prix du terrain qui est bien sûr au-dessus de nos moyens !
Comment imaginer une ferme éco-nomade dans une zone d'habitation, car pour le coup, c'est là que nous dérangerions le voisinage avec notre activité !
C'est dans la nature qu'est notre place, nous ne repartirons pas en appartement !
Nous travaillerons avec des avocats, des juristes, et urbanistes pour rester dans la légalité et obliger le législateur à considérer la yourte comme une alternative raisonnable au logement !
Notre société butte sur des problématiques telles que l'économie, l'écologie, le logement, les énergies, entre autres. Les solutions existent mais les dirigeants feignent de ne pas les voir. La population met en place d'elle-même des alternatives et se fait attaquer…
De mémoire historique, le scénario a toujours été le même : quand les dirigeants n'ont pas accepté les changements, les populations les ont imposés… car rien ne peut entraver l'évolution permanente de l'humanité !
Puisse ce nouveau changement se dérouler dans la paix et le calme.
Amidou, Stéphanie et leurs enfants
La règle verte
INTERVENTION DE PAUL ARIÈS
LE 5 AVRIL AU BLANC-MESNIL (Seine-Saint-Denis)
Salle des réceptions de l’Hôtel de Ville
Thème : Qu’allons-nous léguer à nos enfants ?
Quelles alternatives face au capitalisme vert ?
Objection de croissance et gratuité des services publics
Appel des gauches antiproductivistes et objectrices de croissance à voter pour Jean-Luc MélenchonÂ

L’urgence écologique, sociale et politique nous interdit de nous taire même si nous ne nous retrouvons pas pleinement dans le programme du Front de gauche… qui n’est pas un projet encore assez de rupture. Nous militant(e)s, objecteurs de croissance, antiproductivistes, anticonsuméristes, « écolos » antilibéraux, adeptes de la décroissance de gauche soutenons et invitons Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, à faire croître le débat autour de 4 grands thèmes :
1) Sortir de l’appauvrissement des peuples
Les modes de production et de consommation capitalistes sont suicidaires et reposent sur l’exploitation et la domination du Tiers-Monde. Notre enrichissement et nos modes de vie sont aussi la cause de leur appauvrissement croissant. Ce pillage joue dans les pays riches dans lesquels le nombre de naufragés ne cesse d’augmenter. Nous voulons « plus » pour ceux qui ont eu « moins ». Osons l’annulation des dettes du Tiers-monde. Osons le réexamen des dettes publiques.
2) Construire une société post-extractiviste
Cette économie fondée sur le pétrole nous conduit écologiquement dans le mur. Les pauvres en seront les premières victimes. Nous prônons les économies d’énergie et les énergies renouvelables mais en disant qu’il ne peut s’agir de remplacer le pétrole et le nucléaire par un mix énergétique qui permettrait de sauver les modes de production et de vie actuels…Nous devons inventer ensemble d’autres styles de vie. Osons la relocalisation des activités. Osons le ralentissement, osons la planification écologique, osons la coopération, osons dire qu’être fidèles au projet « Yasuni-ITT », c’est, chez nous aussi, laisser dans le sous-sol les réserves les plus rares ou dangereuses.
3) Sortir du capitalisme
Gauche et droite partagent le même bilan effroyable en matière environnementale. Ces deux systèmes ont pillé la planète pour nourrir leur machine productiviste. Mais si le capitalisme est intrinsèquement productiviste, on peut imaginer un socialisme non-productiviste.  Nous avons besoin pour cela d’une vraie gauche écologique qui en finisse avec la foi béate dans le « progrès » économique et la techno-science. Osons une gauche qui sache renouer avec les cultures et les modes de vie populaires. Osons mener la lutte des classes dans le domaine de la consommation comme dans celui de la production. Osons une science citoyenne. Osons multiplier les expérimentations sociales. Inventons un « éco-socialisme » municipal. Réinventons un syndicalisme à bases multiples de rupture.
Créons un mouvement coopératif à la hauteur de l’effondrement global qui vient. Inventons de nouveaux modes de délibération où des citoyens dûment informés et indemnes de compromissions indiqueront ce qu’est l’intérêt public, ce qui est bon pour l’écrasante majorité.
4) Construire une société du Bien-Vivre
Nous sommes à l’écoute de tous les nouveaux « gros » mots qui se cherchent à l’échelle mondiale pour dire le besoin d’émancipation : le Buen-vivir amerindien, l’eudémonia (la vie bonne) des grecs, « les nouveaux jours heureux », etc. Le Bien-vivre n’est pas le bien-être au sens de la société de consommation occidentale. Osons changer notre rapport aux autres, à nous-mêmes. Osons changer nos rapports à la nature. Puisque les services publics sont la principale richesse des pauvres, faisons de la défense et de l’extension de la sphère de la gratuité, une gratuité économiquement, socialement, culturellement, politiquement construite, notre grand projet. Osons dire qu’on pourra ne plus être des forçats du travail et de la consommation que si la société assure à chacun de quoi vivre frugalement certes mais de façon totalement sécurisée et digne. Osons dire que la France mais aussi la planète sont déjà assez riches pour faire vivre tous ses enfants. Osons dire que ce n’est pas un problème de moyens (de grosseur du gâteau) mais de choix politiques. Osons dire qu’il ne s’agit pas de partager le
gâteau actuel (PIB) car il est totalement empoisonné. Osons dire que la crise écologique nous interdit de refouler encore la grande question historique qui est celle du partage.
C’est pour toutes ces raisons et mille autres que nous voulons faire entendre notre voix dans la campagne unitaire du Front de gauche… Nous y serons présents avec notre spécificité pour y défendre notre conception d’une gauche écologiste, d’une gauche anticapitaliste et antiproductiviste, d’une gauche du Bien-vivre. Notre diversité est notre grande richesse.
Auteurs :
Paul Ariès, directeur de la rédaction le sarkophage
Jacques Testart, biologiste
Les signataires de l’Appel pour un Front de gauche antiproductiviste et objecteur de croissance (et ceux qui s’abstiennent encore) attendaient un signe fort de Jean-Luc Mélenchon. La « règle verte » proposée lors du Meeting de Clermont-Ferrand est une bonne nouvelle. Elle doit être prise très au sérieux comme un des leviers de la transformation nécessaire. Elle montre que ce n’est que dans l’alliance du « rouge » et du « vert » que de grandes idées peuvent émerger et ceci de tous côtés, sans aucune exclusive, sans aucun droit de préséance. Non seulement tout le monde a le droit de parler d’écologie mais c’est même un devoir ! Par Paul Ariès.
Cette « règle verte » vise rien de moins que le remboursement de la dette écologique de notre pays vis-à -vis du reste du monde et de nos enfants. Elle oblige à sortir du productivisme et du consumérisme, à avancer vers une société relocalisée, ralentie, partageuse, gourmande.
La France présente un bilan débiteur car son empreinte écologique dépasse largement sa bio-capacité. Autrement dit nous consommons globalement beaucoup plus que ce que la Terre peut supporter et ceci au détriment des plus pauvres et des générations à venir. Nous devons donc réduire d’environ 60 % notre empreinte écologique et c’est possible. C’est possible car cette « règle verte » n’ira pas sans justice sociale : il faut dans ce domaine aussi donner plus à ceux (classes sociales ou peuples) qui ont eu moins dans le passé. C’est aux riches qui détruisent la planète de payer la dette écologique et la dette financière. Ceux qui peinent à boucler leur budget auront tout à gagner à l’adoption de cette « règle verte ».
C’est possible car cette « règle verte » n’ira pas sans repenser les modes de production, de distribution et les styles de vie. Il ne s’agira surtout pas de faire la
même chose en moins et d’appeler les gens à se serrer la ceinture un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie. Nous devons satisfaire en premier lieu (pour
le reste on verra) les « produits de haute nécessité ».
La « règle verte » est l’obligation ardente de changer de société et ce n’est pas triste.
Elle dit bien qu’il ne s’agit pas de polluer un peu moins pour pouvoir polluer plus longtemps…mais d’apprendre ensemble à vivre beaucoup mieux autrement.
Nous pouvons déjà réfléchir aux changements législatifs nécessaires pour que ce principe constitutionnel ne reste pas un vœu pieu. Nous pouvons pour cela
nous inspirer des propositions faites par de nombreuses associations et dans le livre de l’Altergouvernement (Muscadier).
EP.20 - En marche : La règle verte par PlaceauPeuple
1) Réduction drastique de l’agression publicitaire et marketing en faisant primer le droit des consommateurs et des usagers à être protégé sur celui des marchands. Est-il normal que 40 %des dispositifs publicitaires actuels soient illégaux ? La cause en est bien connue : le laxisme des autorités et le flou des textes. Notre réforme reprendra les revendications avancées par les associations : suppression de la publicité au cinéma ; maintien de l’interdiction de la publicité sur les chaînes publiques ; interdiction de la publicité pendant les tranches ciblant les moins de 12 ans, interdiction de toute publicité dans les établissements scolaires, ainsi que dans un périmètre de 200 mètres ; Interdiction des panneaux publicitaires dépassant la taille 50 X 70 cm, avec un nombre maximal autorisé par km2 selon la densité du quartier ou de la ville, interdiction des kits pédagogiques publicitaires, extinction des lumières des magasins lors de leurs horaires de fermeture, interdiction des contrats conditionnant des services aux collectivités à de la publicité (vélos-libre service par exemple).
2) Diminution des déchets à la source et politiques favorisant la réparation des objets. Seuls 7 % de la matière qui a servi à fabriquer un produit se retrouve
dans celui-ci. Le reste est perdu contribuant ainsi à l’épuisement des ressources et à la pollution. C’est finalement 99% des ressources prélevées qui deviennent ainsi des déchets en moins de 42 jours. La quantité de déchets produits par les ménages a été multiplié par 3 en 50 ans pour atteindre 350 kg par an et par ménages. Les gouvernements précédents ont accepté cette situation intolérable laissant des entreprises privées s’enrichir sur la base du retraitement de certains de nos déchets. Des mesures urgentes doivent êtres prises : fixation d’objectifs de diminution des volumes d’emballage et d’usage des matières premières par branches d’activité, extension des durées de garantie minimale pour les biens matériels et ceci sur toutes les pièces, obligation aux constructeurs de laisser l’accès libre aux composants, interdiction de développer des stratégies d’obsolescence programmée, priorité donnée à la réparation avec mise en place de filières spécifiques par catégories de produits, utilisation de l’expertise d’associations existantes , mise en place d’incitations tarifaires de type « consignes », interdiction des emballages immédiatement jetables (type restauration rapide), mesures pour faciliter la « vente en vrac », remise de bons d’achat à la hauteur de la valeur de la matière première rapportée lorsque l’usager d’un produit contribuera à son recyclage, etc, création d’un nouveau corps de fonctionnaires spécialisés pour combattre la « junkproduction », etc.
Cette règle verte est aussi un signal fort donné à toute la gauche pour repenser ses initiatives. Nous devons , par exemple, en finir avec des comités d’entreprise qui fonctionnent trop sur le modèle des marchands de voyage (« toujours plus loin pour toujours moins cher ») et inventer un nouveau tourisme social dont témoigne, par exemple, le succès d’Accueil paysan auprès de CE. Les milieux populaires ont tout à gagner à cette « règle verte » proposée par le Front de Gauche car elle ira de pair avec la réduction du temps de travail (les 32 heures tout de suite), avec la défense des services publics et des biens communs, la seule véritable richesse de la majorité des humains.
Crise box : les coffrets cadeaux de la crise
Face à la crise, les cadeaux futiles deviennent utiles. Bien loin du week-end gastronomique dans le sud-ouest ou du massage relaxant dans une ambiance chic et feutrée, les ©Crisebox sont des coffrets cadeaux qui donnent un petit coup de pouce au quotidien difficile des Français les plus modestes.
Le ROC06, publie cette boutade d'internet, pour dénoncer la non-répartition des richesses, avec des personnes qui ont un appartement haussmannien de 250m² pour 2 personnes rarement présentes, pendant que d'autres se répartissent à 12 dans un garage de 10m² loué une somme folle par un marchant de sommeil, quand c'est même personnes ont un toit. Qu'aujourd'hui le luxe pour certain alors que ca devrait être un droit universel est inconditionnel, c'est d'avoir un domicile, du chauffage, et de quoi manger. Aujourd'hui dans la méga-machine capitaliste pour avoir ceci il faut passer par la case marché du travail, et arriver à sortir de la prison du chaumage pour avoir un emploi sous payer. Nous revendiquons la Dotation Inconditionnelle d'Autonomie, ou le Revenu Inconditionnel d'Existence.
Même si les objecteurs de croissances dénoncent le piège et la folie de l'automobile, une des conditions pour travailler est d'avoir un véhicule d'où l'un des slogans les plus redoutable : "je travail pour payer ma voiture je paye ma voiture pour aller travailler". Ivan Illich l'a démontré il y a déjà longtemps, que la vitesse moyenne en voiture est de 8km/h, si nous comptons : le temps passer à la conduire, la vitesse réelle du véhicule (~47km/h), le temps travailler à  payer : le véhicule, l'essence, les impots qui construisent les routes, les péages, les amandes, et l'ensemble des faux frais comme l'impact sur notre santé, l'impact sur l'environnement, et sur toutes les choses que nous perdons quand nous utilisons nos belles autos.
Les objecteurs de croissance dénonce aussi les marqueurs sociaux que sont les NTIC, la possession d'un IPAD, dont la construction équivaux à 66% des droits de CO2 d'une personne si nous voulons pas dépasser ce que la nature peut ingurgiter, est un marqueur social de réussite mais d'une utilité toute relative, d'ou un autre slogan redoutable : Moins de bien plus de lien.








La ROUE, monnaie locale du Vaucluse.
Le ROC06 salue l'initiative de "La roue" d'Avignon et du Vaucluse, monnaie locale alternative spéciale "crise", de François Delay et Thierry Cottet. A Toulouse en 2008 la création du SOL-Violette, une monnaie complémentaire comme outil pour une démarche globale fut créée, et ils ont réalisé une vidéo assez complète sur leur expérience.
L'article publié le samedi 12 novembre 2011 (http://www.laprovence.com/article/economie-a-la-une/le-vaucluse-sort-de-leuro), montre que les monnaies locales sont pas bien comprises et méconnues, la monnaie locale n'est pas née en 2000 en Argentine. Elle est née (ou ressuscité) suite à l'expérience de Wörgl qui fut conduite de Juillet 1932 à Novembre 1933 comme un exemple classique montrant l'efficacité potentielle des monnaies locales. Wörgl est une petite ville d'Autriche de 4 000 habitants qui introduisit un système de bon local durant la Grande Dépression.
En 1932, la taux de chômage à Wörgl avait augmenté de 30%. Le gouvernement local avait accumulé des dettes d'une montant d'1.3 million de schillings autrichiens (ATS) alors que les réserves en liquidité correspondaient à 40 000 ATS. La construction locale et l'entretien municipal étaient au point mort.
A l'initiative du maire de la ville, Michael Unterguggenberger, le gouvernement local imprima 32 000 bons-travail portant un taux d'intérêt négatif de 1% par mois (monnaie fondante), et pouvant être convertis en schillings pour 98% de leur valeur faciale. Un montant équivalent en schilling était déposé à la banque locale pour couvrir les bons en cas de rachat en masse et de réclamation des intérêts par le gouvernement. Les bons circulèrent si rapidement, que seuls 12 000 d'entre eux furent en fait mis en circulation. Selon les rapports du maire et d'économistes d'alors qui étudièrent cette expérience, le système de bons fut facilement accepté par des marchands locaux et la population locale. Les bons permirent de réaliser pour 100 000 ATS de projets de travaux publics incluant la construction et la réparation de routes, de ponts, de réservoirs, de systèmes de drainage, d'usines et de bâtiments. Le bon eut également cours légal pour le paiement des taxes locales. Pendant l'année où la monnaie fut en circulation, elle circula 13 fois plus vite que le shilling officiel[réf. souhaitée] et servit de catalyseur à l'économie locale. Les lourds arriérés en impôts locaux se réduisirent de façon significative. Les recettes du gouvernement local s'élevèrent de 2 400 ATS en 1931, à 20 400 en 1932. Le chomâge fut éliminé, alors qu'il demeura très élevé dans le reste du pays. Aucune hausse des prix ne fut observée. S'appuyant sur le succès significatif de l'expérience de Wörgl, plusieurs autres communautés introduisirent des systèmes de bons similaires.
En dépit des bénéfices tangibles du programme, il se heurta à l'opposition du parti socialiste régional, et à l'opposition de la banque centrale autrichienne, qui y vit une violation de ses pouvoirs sur la monnaie. Il en résulta une suspension du programme, le chômage se développa à nouveau, et l'économie locale dégénéra bientôt au niveau d'autres communautés du pays.
Parmi d'autres documents historiques bien documentés, l'on trouve :
Le système de monnaie de Joshua Norton
Les certificats de prospérité
Wara (Allemagne, rendu illégal en octobre 1931)
les bons d'achats de la commune libre de Lignières (Cher)