R.O.C. 06
19Fév/16Off

Conférence de Serge Latouche autour de son ouvrage « L’âge des Limites »

Dans le cadre du projet culturel d'éducation populaire "des mots contre les maux", l'association "remue-méninges" et la Médiathèque de Tarentaize présentent:

Serge Latouche, économiste et objecteur de croissance, autour de son ouvrage « L'âge des Limites »

L'Âge des limites

L'Âge des limitesAu début des années 1930, lorsque Paul Valéry écrit l’une de ses plus fameuses phrases, « Le temps du monde fini commence », il constate que le temps de l’aventure, des découvertes des nouvea
ux continents et de leur conquête est terminé. Aujourd’hui, son expression « monde fini » nous renvoie à l’épuisement du monde, tout d’abord de son sol et de ses richesses minières et pétrolifères, à la pollution des eaux, de l’océan, de l’air... L’exploitation totale de notre biosphère ne peut plus être que l’annonce de la fin du monde. Si nous voulons éviter la catastrophe, il convient de rompre avec le projet de développement illimité que porte l’Occident et d’entrer dans une nouvelle ère : l’Âge des limites. Serge Latouche montre comment le processus qui conduit à toujours repousser les limites se manifeste dans tous les domaines (non seulement économique et écologique, mais aussi politique et moral). Serge Latouche, Professeur émérite d’économie à l’Université d’Orsay, objecteur de croissance, est notamment l’auteur du Pari de la décroissance (Fayard) et de Pour une société d’abondance frugale (Mille et une nuits).

17Fév/16Off

Conférence internationale sur la décroissance – Budapest – 30 août-3 septembre 2016

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Après Paris en 2008, Barcelone en 2010, Venise en 2012 et Leipzig en 2014, Budapest accueille la cinquième conférence internationale sur la Décroissance du 30 août au 3 septembre 2016 à l’université Corvinus.

Nous vous invitons à suivre les différents appels à contributions sur www.budapest.degrowth.org. Cette conférence, d’abord académique, souhaite créer un espace de dialogue et d’ouverture avec des sessions spéciales, des plénières mais aussi différents types d’activités culturelles, artistiques, manuelles mais aussi politiques et militantes autour d’une semaine de la Décroissance. Budapest offre un réseau d’alternatives sur lequel s’appuie cette conférence.

Cette rencontre se tiendra dans un environnement post-socialiste. Nous espérons des rencontres et discussions enrichissantes à travers une mise en perspective entre un contexte sociale, économique et politique complexe et différentes approches, perceptions et expériences venant de différentes régions du monde.

Nous proposons une organisation régionale et participative dans le but d’initier des discussions, du dialogues et des expérimentations autour de la Décroissance dans la région. Nous avons déjà pu observer la pertinence d’une telle démarche l’année dernière lors d’une rencontre en Hongrie, puis à Vienne et dans les Balkans à l’automne dernier.

budapest_imageCette rencontre s’inscrit dans la dynamique de la dernière conférence qui a réuni en septembre dernier à Leipzig plus de 3500 personnes de 74 nationalités. Enfin, puisque plusieurs précurseurs de la décroissance comme Karl Polanyi, Ivan Illich, Nicholas Georgescu Roegen ou André Gorz sont originaire de cette région.

Ainsi, en s’inspirant de Karl Polyani et de son fameux ouvrages, La Grande Transformation, nous nous questionnerons ensembles pour savoir si : la Décroissance peut-elle dessiner des chemins vers de nouvelles grandes transformations désirables ?

Pour plus d’infos et de discussions autour de cette conférence, retrouver l’émission sur Tilos radio avec Hu-lala à laquelle l’équipe d’organisation francophone a participé :

Rendez-vous à Budapest à la fin de l’été !

16Fév/16Off

Decrecimiento, el documental

Michel Lepesant Documental Decrecimiento

Entretien avec Michel Lepesant , membre de la coopérative du Mouvement des objecteurs de croissance (MOC ) en France et essayiste de la décroissance.

Teaser du documentaire :

 

8Oct/15Off

Réfugiés : le naufrage occidental [PPLD]

L’Europe est submergée. C’est le déferlement. Un flux de clandestins est en train d’envahir l’Europe. Insupportable : « nos pays n’ont pas pour vocation d’accueillir toute la misère du monde ».
Il suffit de quelques mots, d’un vocabulaire bien choisi pour transformer les symptômes de l’effondrement de notre modèle de sociétés en « crise des migrants », voire même « islamique » entend-on parfois.
Ainsi, les fantasmes sont entretenus et la peur est exacerbée. Ainsi, le débat sur les possibles solutions est circonscrit à un cadre « défensif » comme s’il s’agissait d’un phénomène « naturel » sur lequel nous n’aurions pas de responsabilité, dont nous devrions nous protéger.
Toujours la même rengaine du phénomène naturel dont nous serions victimes : la crise, la dette, les sauterelles, les attentats, …

traverser pour piller

Et Monsieur Sarkozy qui parle de tourisme social. Faut-il être déconnecté de la réalité à ce point pour imaginer que des familles entières s’infligent de telles conditions de migration, sans réussite garantie, uniquement par tourisme ? Sarkozy est malhonnête, mais il n’est pas naïf. Tout est bon pour faire oublier que ces personnes sont des humains qui fuient la mort, qu’ils n’ont plus rien à perdre. Tout est bon pour les déshumaniser. C’est qui le touriste ?

Alors, ces gens sont censés venir pour « profiter » de nos richesses ? Nos richesses ? Bien voyons ! D’où vient le pétrole, d’où vient l’uranium, les métaux, les terres rares, la main d’oeuvre qui permettent de fabriquer nos objets ?
Nous sommes rattrapés par une réalité que nous nions depuis des décennies : celle du développement, de ce système pervers héritier du colonialisme, où sous prétexte d’amener la civilisation et la démocratie, on exploite, déstabilise et pille toujours plus.
Ces personnes fuient les conséquences des guerres illégales et désastreuses ayant pour objectif d’assurer le contrôle des ressources fossiles dans ces régions. Quand elles ne fuient pas la guerre (armés par qui ?), elles fuient des dictatures, l’expropriation de leurs terres avec le land-grabbing (accaparement foncier) ou demain, les conséquences du changement climatique. Elles fuient pour survivre, quitte à risquer la mort. Et certaines en meurent, même des enfants …

Aucun citoyen occidental ne cautionnerait l’exploitation des pays du sud. Et pourtant, la quasi-totalité de ces citoyens n’est pas prête, indirectement, parfois inconsciemment, à faire ce qu’il faudrait pour renverser la tendance. Même nous, qui prônons un changement de paradigme, et le vivons partiellement. La situation actuelle nous rappelle douloureusement que nous vivons dans une illusion de liberté de consommer : nos propres modes de vie, dépendant de toujours plus de tirages sur des ressources finies, ont des conséquences sur la vie d’autres personnes, ailleurs, si loin qu’il est impossible de réaliser les conséquences de nos actes. Et pourtant, ces autres personnes se retrouvent aujourd’hui face à la mort dans ces pays, et elles viennent frapper à nos portes.

pompe-afrique

Alors, on fait quoi ? On cherche des solutions sans changer le système et en prenant soin de bien garder les œillères ? Ou bien, on regarde collectivement la réalité en face ?

Certes, on ne peut pas tout changer du jour au lendemain, et il faut bien trouver des solutions d’urgence. Il suffirait déjà de reconnaître politiquement, puis collectivement, notre dette écologiquepour que des solutions – oubliées ? – apparaissent et soient acceptées par la société.
Nous ne pouvons pas fermer les yeux sur notre responsabilité historique face à ces désordres, ces tragédies. Nous avons un devoir de solidarité, d’autant plus que nous en sommes matériellement capables (et pour causes …), pour accueillir humainement et en bonne intelligence ces populations désespérées, que ce soit temporairement ou définitivement.

Tirons un enseignement de cette situation critique pour en faire un tremplin vers de nouveaux mondes. Une bonne partie des populations qui arrivent appartient aux classes éduquées de leurs pays. L’enjeu n’est pas de faire du brain-gain, mais de penser ces opportunités de rencontres comme tremplin pour un véritable dialogue des civilisations. Nos sociétés occidentales changent et doivent évoluer dans une perspective de Décroissance. La transition est en marche, mais ce n’est que le début. Cela est insuffisant si le reste du monde ne questionne pas cette fuite en avant vers le toujours plus. Faisons des migrants des ambassadeurs de cette transformation afin de casser le mythe de l’occident, de la consommation illimitée. De même, ces personnes arrivent avec une autre vision du monde, des relations humaines, des expériences de vie riches d’enseignements qui peuvent contribuer à sortir nos sociétés de ce cercle vicieux mortifère et individualiste.
N’avons-nous pas là un levier pertinent pour tourner la page du toujours plus, de la compétition économique et de ses conséquences, pour laisser place à un monde de « buen vivir » ? Profitons-en pour imaginer d’autres modes de vie, même si ça implique de renoncer au modèle actuel apparemment si confortable, si désirable. Car assurément, nous gagnerions du bien-être collectif à sortir du consumérisme.

Cela doit s’accompagner d’un changement de paradigme dans les relations internationales : posons les vrais problèmes sur la table et sortons de cette fuite en avant guerrière pour le contrôle des ressources naturelles. Le XXème siècle et ses logiques impérialistes, nationalistes et de compétitions économiques doivent appartenir au passé !

Vite, initions des transitions vers des sociétés soutenable est souhaitables. Soyons plus sobres, questionnons nos usages, simplifions nos productions, rendons les durables, réutilisons. Partageons vraiment, mettons en place un espace écologique (DIA et RMA), sérénisons la société, généralisons la bienveillance. Et surtout, relocalisons, relocalisons pour économiser de l’énergie, pour avoir une agriculture soutenable, pour créer du lien, pour rompre avec la banalité de nos actes aux conséquences désastreuses.
Vite, initions dès maintenant des chemins vers une relocalisation ouverte, c’est-à-dire une relocalisation solidaire et dans le dialogue, qui n’a rien à voir avec la préférence nationale.

Le Collectif « Parti-E-s Pour La Décroissance »
à l’initiative de Stéphane Madelaine et librement inspiré par la chronique de Reporterre de Vincent Liegey

13Avr/15Off

Soirée de lancement d’Alternatiba Alpes Maritimes 2015

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons le plaisir de vous inviter à la soirée de lancement du projet Alternatiba 06, le vendredi 17 avril prochain à 19h à la Zonmé, 7Bis Rue des Combattants en Afrique du Nord, 06000 Nice.

Le projet Alternatiba est un événement unique centré sur les enjeux climatiques avec en ligne de mire la COP 21 qui se déroulera à Paris en décembre 2015. L'objectif est de transformer pendant un weekend un quartier en un formidable village des alternatives où se déroulent ateliers, rencontres, expositions, démonstrations pratiques... Chaque institution, association, organisation, entreprise, citoyen... du territoire y a sa place pour mettre en lumière les solutions possibles répondant à l'urgence climatique.

Tout le monde est concerné !

C'est un événement unificateur, mobilisateur, organisé pour montrer que les solutions concrètes émanent, sans conteste, des alternatives diverses à notre société actuelle.

Cette première réunion du 17 avril vise dès maintenant à réunir les acteurs associatifs du territoire, les institutions, les citoyens et entreprises concernés par cette envie commune (et forte) d’une alternative permettant de lutter contre le changement climatique, et ce afin de pouvoir créer ensemble ce village des alternatives dans les Alpes Maritimes. Pour de plus amples informations sur l’événement, nous vous invitons à visiter le site internet : https://alternatiba.eu/alternatiba06

Participez à l'événement Alternatiba Alpes-Maritimes en vous inscrivant à ce formulaire :

https://docs.google.com/forms/d/1HyHnrs56hz-9Rx5meYj8nlpEh7600vqPPbweWdPCSoQ/viewform?fbzx=-2443646115567317749

6Jan/15Off

Kamyapoil

L’occupation artistique et festive de Rennes des 3 & 4 janvier ayant due être annulée faute d’une mobilisation suffisante, nous concentrons désormais nos efforts sur la journée du 7 janvier.

Reportez vous à la page PLAN B pour connaître les nouvelles propositions.

Merci de diffuser notre appel à vos amis, dans vos réseaux.

Liberté ? Mon cul !
Les violences d’état se poursuivent, les Kamyapoil continuent.
Prochaine opération : Entrons dans la Rennes.

L’état condamne, emprisonne, mutile, tue, celles et ceux qui tentent de protéger la Terre nourricière, ses habitants, leur Liberté.

Voilà deux ans, Elise et Erwan ont choisi la poésie pour questionner cette violence. Ils ont créé les Kamyapoil. D’autres les ont soutenues, rejointes.

La répression s’abat aussi sur les pacifistes mais  ne suffit pas à les arrêter. Les Kamyapoil sont au contraire toujours plus nombreuses et déterminées.

Mercredi 7 janvier 2015, deux ans après leur passage au tribunal de Saint-Nazaire, un an après que la police ait éborgné trois manifestants, deux mois après que les gendarmes aient tué au Testet, les Kamyapoil se rassembleront à la cour d’appel de Rennes pour encore construire la paix.

20Q ? Non, des milliers !

Vous trouverez dans ces pages le récit des évènements et les outils nécessaires pour participer à la préparation du procès en appel. D’ici là, n’hésitez pas à faire circuler ces informations et à nous contacter pour proposer votre soutien.

http://kamyapoil.free.fr

5Jan/15Off

Z.A.D. de Roybon en réaction au projet Center Parc.

9Déc/14Off

Le système technicien – [Jacques Ellul]

Cet essai, publié en 1977 dans la collection " Liberté de l'Esprit " de Raymond Aron et introuvable en librairie depuis longtemps, est la clef de voûte de sa trilogie (La Technique – Le Système technicien – Le Bluff technologique). Il est considéré comme son livre le plus abouti. La Technique, pour Ellul, est le facteur déterminant de la société. Plus que le politique et l'économie. Elle n'est ni bonne ni mauvaise, mais ambivalente. Elle s'auto-accroît en suivant sa propre logique. Elle piétine la démocratie. Elle épuise les ressources naturelles. Elle uniformise les civilisations. Elle a des effets imprévisibles. Elle rend l'avenir impensable. Grâce à l'informatique, la Technique a changé de nature : elle forme, à l'intérieur de la société, un " système technicien ". L'informatique, en unifiant tous les sous-systèmes (téléphonique, aérien, de production et distribution d'énergie, etc.) lui a permis de devenir un tout organisé, lequel vit à l'intérieur de la société, la modèle, l'utilise, la transforme. Mais ce système, qui s'auto-engendre, est aveugle. Il ne sait pas où il va. Et il ne corrige pas ses propres erreurs. Un livre indispensable pour qui ne veut pas penser en rond.


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4Déc/14Off

Demain La Décroissance N°18 – Paul Ariès

Source : http://www.demainladecroissance.com

Paul Ariès, 55 ans, est politologue, essayiste et rédacteur en chef du mensuel les « Z’indignés » après avoir été celui du « Sarkophage ». Il est un militant actif de l’objection de croissance, de la lutte contre la publicité et de la malbouffe. Fermement convaincu que la décroissance est synonyme de partage des richesses, il fustige les décroissants austéritaires et est adepte du « buen vivir » qu’il traduit par « décroissance gourmande ». Il co-organise en juillet 2012 le forum mondial sur la pauvreté avec la communauté Emmaüs et aime à rappeler que « sa décroissance n’est pas de droite » . En 2014, il signe l'appel du Mouvement pour la sixième République initié par Jean-Luc Mélenchon et le Parti de gauche.
Interview de 80 mn réalisé par Christian Laurut pour "Demain La Décroissance". http://www.demainladecroissance.com

26Nov/14Off

2015 – élections en vue

Après des estives de l’objection de croissance à Cerbère réussies (merci au organisateurs) et un rendez vous à Leipzig fort de plusieurs milliers de participants, un retour aux réalités s’impose à tous. Les valeurs de l’antiproductivisme et de la sobriété émergent de manière chaotique voire dramatique dans l’espace public, comme dans l’esprit de certains de nos concitoyens.

Pourtant nos idées méritent d’être présentes dans les exécutifs départementaux et régionaux qui seront redéfinis en mars et décembre prochain ou à défaut d’être entendues à l’occasion des débats pré-électoraux.

Le caractère original des élections départementales en mars 2015 (un binôme mixte + deux suppléants) proches des échéances régionales de décembre 2015 (scrutin de liste) est à souligner. Ces scrutins peuvent être liés et féconds notamment pour ce qui concerne le travail avec les citoyens et les partenaires mobilisés à cette occasion.

Vous trouverez à titre d’exemple ici un appel auxquels certains objecteurs de croissance du Jura ont apporté leur signature.

Pour les sites officiels : voir ici + textes de loi pour les élection régionales ici et départementales ici

Le Collectif Parti Pour La Décroissance

Sources : http://www.partipourladecroissance.net/?cat=3